Prélèvement à la source : premier épisode ce mardi 15 janvier !

mardi 15 janvier

On l’attendait depuis longtemps. Pour beaucoup de contribuables, ce mardi 15 janvier marque le premier rendez avec le prélèvement à la source. Certains d’entre eux vont recevoir un acompte de l’administration fiscale mais d’autres, au contraire, vont devoir payer… Prélèvement à la source, le premier volet, c’est aujourd’hui ! On vous explique ce qui va se passer.

Vous avez déclaré des crédits ou réductions d’impôts ? 60% remboursés ce mardi 15 janvier !

Mais attention, pas n’importe lesquels ! Les contribuables qui, en 2017, ont eu recours aux crédits d’impôt dits « récurrents » reçoivent aujourd’hui un premier acompte correspondant à 60% du total des dépenses engagées. Mais qu’entend-on par « récurrent » au juste ? Il s’agit des dépenses liées :

  • la garde d’enfant,
  • aux services à domicile,
  • aux frais d’Ehpad
  • l’investissement locatif,
  • aux dons et cotisations syndicales.

L’emploi d’un(e) salarié(e) à domicile ou la garde d’enfant, ouvrent droit à une réduction d’impôt à hauteur de 50% des dépenses engagées. Pour les dons, vous pouvez déduire  66% du total des versements dans la limite de 20% du revenu imposable de votre foyer.

Pour l’investissement locatif, cela dépend du régime de défiscalisation choisi (Pinel, Scellier, Borloo, Censi-Bouvard…).

Autrement dit, si vous êtes concerné(e) par une ou plusieurs des dépenses mentionnées, vous allez  recevoir aujourd’hui même un premier chèque de l’administration fiscale. Le solde de 40% sera versé en juillet.

Attention : cet acompte concerne uniquement les dépenses inscrites sur votre déclaration de revenus.

Au total, ce sont 8,8 millions de ménages qui attendent de recevoir leur chèque ou leur virement, et 5,5 milliards d’euros de facture pour l’État. Bercy estime que le montant de l’acompte moyen s’élève à 627 € par ménage.

Et les autres crédits et réductions d’impôts ? Les Crédits d’Impôt à la Transition Énergétique, les groupements forestiers, les SOFICA, souscriptions au capital des PME et les autres ? Ils devront attendre la fin de l’année fiscale pour que leurs bénéficiaires soient remboursés.

Important : il s’agit d’un acompte calculé au regard des dépenses effectuées en 2017. En cas de baisse de leur dépense en 2018, certains ménages pourront avoir à restituer tout ou partie de cet acompte en août prochain.

C’est clair ? Non ? Bon, prenons un exemple.

Régularisation des crédits d’impôts 2019 : l’exemple de Jeanne et Serge

Un couple, appelons-les Jeanne et Serge, a deux enfants qu’ils font garder. Au total, les frais de garde leur reviennent à 3 000 € par an. Avec la déduction des dépenses de 50%, ils ont droit à un crédit d’impôt de 1 500 € pour la garde de leurs enfants en 2017. Ce mardi 15 janvier, ils vont donc recevoir 60% d’acompte du montant de leur crédit, soit 900 €.

Jusque-là, tout va bien. Sauf que la régularisation qui va s’opérer en juillet 2019 va dépendre des dépenses effectivement engagées en 2018. Autrement dit, si Jeanne et Serge ont de nouveau engagé des dépenses pour faire garder leurs enfants, ils pourront bénéficier sans problème de leur crédit d’impôt. Ils recevront alors les 600 € (40%) restants.

Maintenant, mettons que l’un des enfants du couple entre à l’école maternelle en 2018, ce qui diminue les frais de garde de 50%, soit 1 500 € par an au lieu de 3 000 €. Jeanne et Serge n’auront plus droit qu’à 750 € de crédit d’impôt en 2019 et devront restituer 150 € lors de la régularisation.

Enfin, si les deux enfants rentrent à l’école, et que les frais de garde tombent à 0 € en 2018, Jeanne et Serge n’auront plus droit à leur crédit d’impôt. Ils devront rembourser l’intégralité de l’acompte perçu en janvier (900 €).

Travailleur non salarié ? Le premier prélèvement, c’est aujourd’hui !

Les travailleurs salariés devront attendre la fin du mois de janvier pour découvrir ce que leur réserve le prélèvement à la source. Pour les autres, les freelances, artisans, commerçants, agriculteurs, professions libérales, etc. qui exercent sans tiers payeur, c’est aujourd’hui que ça commence.

C’est en effet ce mardi 15 janvier que doit s’opérer le paiement du premier acompte. En l’absence d’employeur, c’est l’administration fiscale qui prélève elle-même l’impôt des indépendants, directement sur leur compte bancaire. Ces acomptes, qui peuvent être mensuels ou trimestriels, sont calculés sur la déclaration de revenus 2017. Ils sont prélevés tous les 15 du mois pour les contribuables mensualisés, en commençant par ce mardi 15 janvier. Si vous avez opté pour un paiement trimestriel, le calendrier est le suivant :

  • premier acompte le 15 février,
  • 15 mai,
  • 15 août
  • et 15 novembre.

Ce mécanisme vaut aussi pour les propriétaires qui perçoivent des revenus fonciers.

En bref, que vous soyez dans l’une ou l’autre situation (ou les deux), surveillez votre compte en banque ce mardi 15 janvier. Si vous n’avez pas transmis vos coordonnées bancaires au service des impôts, le remboursement vous sera adressé par courrier.

7 bonnes résolutions financières à adopter dès le mois de janvier

janvier

« 2019, année du neuf », « New Year, new me », « Dry January »… Chaque année, c’est pareil : à peine le mois de janvier entamé, nous sommes des millions en France à prendre des bonnes résolutions pour la nouvelle année. Nous n’allons pas nous mentir : rares sont celles qui tiennent jusqu’au printemps. Il faut reconnaître que décider entre la bûche et le champagne de faire le tour du monde en mini van, c’est peut-être un peu ambitieux pour commencer. En revanche, mieux gérer ses finances, anticiper ses dépenses et d’une manière générale planifier son avenir financier, ça, c’est à portée de main. Si on commençait maintenant ?

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#1. Knowledge is Power

Qui dit nouvel an dit changement (en plus, ça rime). Et sur le plan financier, 2019 commence sur les chapeaux de roues avec le prélèvement à la source, tant attendu et redouté.

Mais ce n’est pas tout : avec la nouvelle année arrive le nouveau barème progressif de l’impôt sur le revenu, la revalorisation du SMIC, celle de la prime d’activité, de nouvelles règles de fiscalité pour les revenus de placements, poursuite de la baisse de la taxe d’habitation

informerBref, on l’aura compris : nous sommes tous plus ou moins concernés par les changements financiers. qui vont s’opérer cette année. D’où l’importance de s’informer, pour mieux anticiper. Première chose à savoir : avec le prélèvement à la source, votre salaire mensuel va baisser (puisqu’il faudra soustraire l’impôt). Une réduction qu’il vaut mieux prévoir en avance afin qu’équilibrer son budget.

Renseignez-vous également sur l’évolution des tarifs du gaz et de l’électricité afin d’éviter les mauvaises surprises sur les factures. Et si besoin, changez de fournisseur d’énergie. Même chose avec la santé : à partir du 1er janvier 2019, l’Assurance maladie remboursera 6 € de moins sur certains actes coûteux (de plus de 120 €).

Ça en fait des choses à retenir. Ça tombe bien, TacoTax est là pour décortiquer tout ça.

#2. Doucement sur les crédits

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De nos jours, tout (ou presque) se paye à crédit : véhicules, vacances, mariage, études, électroménager, etc. Un avantage certes, mais aussi un inconvénient. Trop de crédits nuit au crédit, mais surtout à l’emprunteur. On ne parle pas des opérations comme financer son cursus universitaire, rembourser des soins médicaux ou remplacer une chaudière défectueuse, qui sont indispensables. Mais de l’achat de biens de consommation (TV, PC, moto, écran 4K, etc.). Voyez les choses de cette façon : si vous devez prendre un prêt, c’est que vous n’avez pas les moyens de vous offrir.

Le risque ? Le cumul de crédits, qui peut rapidement conduire au surendettement. Entre le crédit auto, celui pour les travaux, la machine à laver, les vacances, etc. les emprunteurs ont vite fait de se perdre entre les échéances, les mensualités, les taux, les banques, etc. Une solution existe : le rachat de crédit. Cette opération consiste à faire racheter ses crédits par une seule et même banque, qui va ensuite les fusionner.

#3. Adopter la règle des 72 h

timer

Pour éviter les achats compulsifs, l’un des meilleurs réflexes à adopter c’est la règle des 72 heures. Si vous pensez avoir vraiment besoin de quelque chose, attendez 72h avant de l’acheter. Après 3 jours, vous aurez un point de vue objectif. Vous saurez si vous avez vraiment besoin de cet achat ou s’il s’agit d’une envie passagère.

Céder à ses coups de cœur de temps en temps n’a rien de bien grave, c’est même bon pour la santé, mais attention aux excès.

#4. Automatisez votre épargne

Mettre un peu de côté chaque mois, c’est la meilleure façon de planifier votre avenir financier, tout en se constituant une réserve en cas d’urgence. Tout ce que vous avez à faire, c’est vous connecter sur le site de votre banque pour mettre en place un versement automatique chaque mois depuis votre compte courant sur votre épargne.

Si vous lisez ces lignes, c’est que vous êtes sur votre PC / smartphone / tablette. Voilà ce qu’on vous propose : faites-le maintenant. Là, tout de suite. Même avec 50 € par mois, on arrive à 600 € d’épargne par an. Certes, ça ne suffit pas à financer un road-trip aux USA mais ça peut vous faire vivre d’autres expériences, comme aller à Tomorrowland ou visiter les studios Ghibli.

#5. Télécharger des applis

appEntre le loyer, les factures, les courses, l’abonnement Internet, Netflix et le reste, l’équilibre budgétaire tient souvent à peu de choses. Pour celles et ceux qui font particulièrement attention au moment de remplir le caddie, l’application Prixing  permet de comparer les prix d’un même article dans plusieurs magasins environnants. Il vous suffit d’entrer le nom de produit en question et l’application vous donne son prix dans différents supermarchés.

Même principe pour les promotions dans les magasins. Elles représentent de belles économies mais les démarches de remboursement freinent les consommateurs. Avec Shopmium, vous faites d’une pierre deux coups. Non seulement vous pouvez connaître toutes les promotions en cours dans vos magasins préférés, mais pour bénéficier des réductions il vous suffit de prendre en photo le ticket de caisse et le transmettre via l’application pour que votre compte bancaire (ou Paypal) soit ensuite crédité.

#6. Placer votre argent

Lorsqu’on parle d’épargne, on pense de suite au Livret A. C’est le produit bancaire rémunéré le plus courant : 8 français sur 10 en possèdent un. Mais avec un taux gelé à 0,75% jusqu’à 2020, c’est loin d’être le plus rentable.

placer argentPréférez l’assurance-vie, ou le livret d’épargne populaire si vos revenus sont modestes. Le premier possède un taux moyen deux fois supérieur à celui du livret A : en moyenne 1,7%. Si vous gagnez moins de 20 000 € par an, le livret d’épargne populaire reste la meilleure option : un taux à 1,25% exonéré d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, pour les premiers 7 700 €.

Si l’absence de relation humaine ne vous dérange lorsqu’il s’agit d’argent, optez pour les banques en lignes. Les taux ne volent pas haut, mais elles contre-attaquent avec quelques livrets boostés sur les premiers mois :

  •  2% annuel sur 2 mois, puis 0,1% chez ING
  • 2,5% brut pendant 4 mois puis 0,3% brut chez Fortunéo

#7. Gérer (enfin) vos comptes

Si beaucoup de Français rencontrent des difficultés à gérer leurs sous, c’est en grande partie due aux nombreuses charges et taxes qui pèsent sur leur quotidien, mais aussi à une certaine peur de l’argent. Ne jamais demander de ticket au distributeur, éviter au maximum de consulter ses relevés bancaires, jeter sans les ouvrir les courriers de la banque… Certains nourrissent un tel stress fiscal qu’ils n’ouvrent même plus leurs propres fiches de paie.

Si l’idée même de faire vos comptes vous angoisse plus que la scène d’ouverture de Ça, la solution se trouve dans votre poche. Et oui, quand il s’agit de mettre un peu d’ordre, et de rigueur, dans un budget, rien ne vaut les smartphones. Bankin, Linox, Nestor et autres applis de gestion budgétaire vont grandement vous faciliter la vie et la finance.

Conscientes de la frilosité des particuliers quant à la gestion de leur argent, certaines de ces applis s’appliquent à rendre l’expérience utilisateur particulièrement efficace, voire amusante, et surtout personnalisée. Vous choisissez la fréquence et le type d’alertes, le nombre de comptes à gérer, les fonctionnalités, la répartition du budget, etc.

Bonus : soyez (un peu) radin

Avoir le cœur sur la main, c’est bien. Être à découvert, c’est moins bien. Être trop généreux peut rapidement vous causer des problèmes. Au niveau des finances personnelles d’une part, mais aussi parce que vous risquez de devenir la personne qu’on appelle dès qu’on est dans le rouge. Apprenez à dire non, poliment mais avec fermeté, vous n’êtes pas une banque pour devoir gérer les problèmes financiers des autres.

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Le marché immobilier, victime collatérale du prélèvement à la source ?

Le passage au prélèvement à la source sera-t-il un frein à l’accession à la propriété ? C’est ce que redoutent de nombreux Français. Parmi les nombreuses questions qu’il soulève se trouve celle du crédit immobilier. Déjà compliqué à décrocher pour de nombreux aspirants propriétaires, le prêt bancaire risque de grimper plus haut sur l’échelle de la difficulté. En cause, la baisse de pouvoir d’achat induite par la retenue à la source. Explications.

Devenir propriétaire, plus difficile avec le prélèvement à la source ?

À l’aube du 1er trimestre 2019, alors que les Français se remettent à peine de leurs festivités, c’est une véritable révolution fiscale qui s’est mise en place. Difficile de manquer l’information tant elle fait parler d’elle. Depuis maintenant quelques jours, nous sommes, tous autant que nous sommes, imposés « à la source« . Si, dans le reste du monde, ce système n’est pas nouveau (la France était l’un des trois seuls États, avec la Suisse et Singapour, à procéder différemment), dans l’hexagone, il a fait l’effet d’une bombe. 

Le prélèvement à la source, près des trois quarts (72%) des Français le redoutent, selon une étude. En tête de liste des sources d’inquiétudes se trouve la crainte d’erreurs sur le montant prélevé (34% des personnes interrogées) puis la baisse du pouvoir d’achat (24% des personnes sondées).

Quel rapport avec le marché immobilier ? Depuis plusieurs années, les banques et les organismes de crédit vantaient des taux « historiquement bas« . Autrement dit, c’est le moment idéal pour acheter et dire adieu à la condition de locataire. Oui, mais. Pour cela, encore faut-il décrocher un crédit, à un taux intéressant qui plus est. Une opération nécessite à la fois des compétences de diplomate, une patience d’ange mais surtout un dossier solide, avec des revenus forts et stables, voire croissants. C’est décisif, après le taux d’endettement, c’est la première chose que regardent les banques lorsque vous déposez une demande de crédit. 

Le prélèvement à la source va-t-il impacter la capacité d’emprunt ?

Lorsqu’elles étudient un dossier de demande de prêt, les banques sont particulièrement attentives au poids que représente l’impôt dans le reste à vivre. Or, celui-ci va déjà être bien écorché par le passage à l’impôt mensuel. C’est précisément cette baisse du pouvoir d’achat qui alimente la crainte des acquéreurs immobiliers. La plupart des personnes interrogées craignent que le montant du prêt accordé soit inférieur à ce qu’il aurait pu être sans le prélèvement à la source.

Plus d’un acquéreur sur deux (55%) redoute d’avoir plus de difficultés pour payer ses mensualités. Un pourcentage qui passe à 75% et 72%, pour les emprunteurs de moins de 35 ans, cible pourtant privilégiée par les banques. Afin de ne pas décourager les emprunteurs, ces dernières ont joué la carte de l’attractivité avec des taux encore plus bas : 1,15% sur 20 ans, ou encore des durées de remboursement plus longues (ce qui entraîne une baisse des mensualités).

On aurait tendance à croire que la baisse des revenus va entraîner celle de la capacité d’emprunt. Sur ce point, la Fédération Française bancaire se veut rassurante :

«Le prélèvement à la source n’aura aucun impact sur la capacité de remboursement et le taux maximum d’endettement calculé au cas par cas»

Ce que vont regarder les banques, c’est le «net à payer» avant impôt sur le revenu. Cela dit, il ne s’agit en rien d’une règle officielle. Les établissements bancaires restent libres de fixer leurs conditions d’emprunt. Mais ceux qui feront exception (en se basant sur le salaire une fois déduit des impôts), accepteront en contrepartie des taux d’endettement plus élevés : 40% voire 50%.

En 2019, « louer et non acheter »?

On connaît les effets des chocs psychologiques sur le porte-monnaie des ménages. Surtout lorsque le choc est d’origine financière. Cette nouvelle gestion des finances, qui commence par un salaire inférieur en début de mois (alors que le poids des charges lui, en baisse pas) risque d’impacter forment les projets des aspirants propriétaires. En premier lieu les primo-accédants (qui achètent pour la première fois). Il faudra sans doute attendre que passe le choc des premiers bulletins de paye, et que les ménages retrouvent un équilibre budgétaire avant d’espérer un retour en force des demandes de crédits immobiliers. 

On nous annonçait déjà une remontée des taux pour le 1er trimestre, voilà qui ne devrait pas emballer les aspirants propriétaires. Sans compter les impacts de la flat tax (entrée en vigueur en janvier 2018) sur l’épargne logement. Cette réforme, qui vise à imposer l’ensemble des revenus du capital à un taux unique de 30%, impacte la fiscalité des Plans et Comptes Épargne Logement (PEL et CEL). Ces derniers sont désormais imposables à l’impôt sur le revenu dès la première année de détention. Par ailleurs, les PEL ouverts à compter du 1er janvier 2018 n’ouvrent plus droit à la prime d’État.

Immobilier : pour gagner en pouvoir d’achat, misez sur le Pinel !

Si vous cherchiez une raison d’investir en Pinel en 2019, la voilà : lPinel augmente le salaire net. Pour rappel, la loi Pinel est un dispositif d’investissement locatif, qui ouvre droit à une réduction d’impôt. Avec le prélèvement à la source, les investisseurs en Pinel pourraient bien voir leur salaire net augmenter. En effet, si le décret d’application est validé, l’investissement locatif donnera toujours lieu à une baisse d’impôt. Mais qui se traduira mécaniquement par une hausse du salaire net après impôt versé en bas de la fiche de paie.

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Gérer son budget pour le réveillon 2018

Les fêtes de fin d’année riment avec dépenses. Et ces dépenses peuvent très vite devenir exorbitantes. Le porte-monnaie des français en a déjà pris un coup à Noël. Les chiffres sont tombés cette année : on estime  que les français dépenseront en moyenne 200 € pour leur repas de fin d’année. Vous n’avez pas cette somme ou vous avez peur de la dépasser ? N’ayez crainte !  TacoTax, bon garant de vos économies, vous guide pour des fêtes réussies !

Utiliser les ressources disponibles

Certes, il ne faut pas être pingre avec les portions que vous allez servir à vos convives. Mais comment faire lorsque Noël a déjà emporté une bonne partie de vos économies ? Il faut aviser avec les ressources que l’on dispose et acheter malin !

Il vous faudra, dans un premier temps, miser sur votre prime de fin d’année (13e mois), le cas échant. Cette prime est versée dans la plupart des entreprises. Elle vous permettra de ne pas vous servir trop violemment dans vos économies à une période propice à la dépense.

Si vous êtes allocataires du RSA, de la prime forfaitaire de reprise d’activité ou de l’allocation spécifique de solidarité (ASS), vous bénéficierez cette année encore d’une prime versée soit par la CAF soit par Pôle emploi. Aucune démarche supplémentaire n’est à effectuer pour l’obtenir.En effet le versement de ces allocations s’effectue la semaine avant Noël. Si vous ne l’avez pas encore reçue à cette période de l’année prévenez l’organisme concerné. Elle arrivera incessamment sous peu ! Cette attente aura au moins pour bénéfice de vous laisser le temps d’anticiper vos dépenses et de vous préparer psychologiquement.

Outre les primes, bon nombre de français revendent les cadeaux qu’ils ont eu pour Noël. La méthode peut plaire ou déplaire à certains, mais n’excluons pas d’options  à quelques jours du 31 décembre !

En effet, cette méthode s’applique surtout pour les cadeaux que l’on peut recevoir en double, ou qui vous ont déplu. Au lieu d’accumuler davantage d’objets, certains préfèrent leur donner une seconde vie. En plus de permettre un gain de place (utile en appartement notamment), cette méthode permet d’avoir une entrée d’argent plus ou moins conséquence. Vous pourrez revendre vos cadeaux sur la Fnac, Amazon, Rakuten, Le bon coin, Donnez vos cadeaux, etc.

Où acheter et qu’acheter ?

Maintenant que vous savez où puiser l’argent nécessaire, ne reste plus qu’à bien l’investir ! Il vous faudra pour cela être prévoyant dans vos dépenses.

Vous devrez évaluer la quantité de nourriture nécessaire, et choisir des plats qui entrent dans vos moyens. Il vous faudra choisir les enseignes et marchés propices à des achats malins. Des offres de fêtes de fin d’année fleurissent un peu partout dans les magasins. Rien de tel qu’un petit peu de repérage dans les différentes enseignes ( Leclerc, Carrefour, etc.) pour séparer le grain de l’ivraie. Cependant, si la perspective d’écumer les grandes enseignes vous ennuie, n’hésitez pas à consulter leur site internet pour avoir une idée des offres du moment.

Acheter tout au même endroit n’est pas le meilleur moyen de faire des économies. En effet, vous pouvez opter pour des dans divers supermarchés, mais aussi passer par des circuits courts. Ainsi, vous ne paierez pas de coûts intermédiaires. Si toutefois vous trouvez les prix encore trop élevés il vous sera possible de négocier les tarifs avec le producteur, si besoin est. Tout ne sera pas forcément moins cher. À vous de vous y retrouver financièrement. Cependant, la qualité sera au rendez-vous !

En outre, vous pouvez faire des économies en préparant vous-même votre repas de Noël, ou du moins une partie. Même si vous n’êtes pas aussi doué(e) que Gordon Ramsay ou Cyril Lignac, il existe de nombreuses applications et sites internet pour vous aider étape par étape à cuisiner le repas de vos rêves. C’est le cas notamment de Cookineo, N°1 Cuisinier, Marmiton, WantToCook, etc.

Planifier vos dépenses

N’hésitez pas à faire une liste de courses qui couvre les besoins de chacun. Inutile d’acheter des mets qui restent sur la table chaque année ! De plus, évaluez les habitudes alimentaires de vos invités. Ne cuisinez pas trop de viande si la moitié de vos convives sont végétariens ou vegans, par exemple. Pour bien préparer votre liste, il va falloir bien connaître vos invités !

Essayez d’estimer au mieux le prix des aliments et condiments pour ne pas vous retrouver avec une estimation trop basse. Cela risquerait de vous mettre dans l’embarras au moment de passer en caisse ! Estimez le prix de vos plats en arrondissant à l’euro près. Ne calculez pas au centime près… Un imprévu de dernière minute pourrait venir fausser vos calculs. Il est conseillé, en outre, pour ne pas vous retrouver dans une situation inconfortable, d’ajouter 10% à votre total pour parer un oubli éventuel.

Ne négligez pas, par exemple, une petite décoration de table et autres petits éléments qui ajouteront une touche féérique à votre table.  Vous trouverez des solutions peu onéreuses dans des enseignes comme Hema, etc.

Sur ce lot de bons conseils, TacoTax vous souhaite à toutes et à tous de très joyeuses fêtes de fin d’année !

Hausse du SMIC : entre information et désinformation

En réponse aux Gilets jaunes, Emmanuel Macron est intervenu en direct le 10 décembre 2018 pour annoncer une hausse du SMIC, prévue pour 2019. La somme a de quoi emballer les cœurs : 100 € net par mois supplémentaires ! C’est ce qu’annonce le Président de la République sur toutes les chaînes nationales de télévision, en réponse aux protestations qui ont marqué le pays ces dernières semaines. Mais l’annonce officielle a très vite laissé place au doute. TacoTax décode l’info !

Une hausse officielle du SMIC en 2019 ?

L’annonce d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron l’a déclaré : 100 € net supplémentaires seront versés chaque mois. Cette mesure sera effective dès le début du mois de février 2019. Le niveau de revenu éligible passe à 1 723 euros net, soit 1,5 fois le SMIC. On passerait donc à 5 millions de foyers éligibles.

Cependant, cette augmentation est moins important que celle annoncée par Édouard Philippe le 5 décembre 2018, à savoir une revalorisation de 1,8%. Il rectifie donc son annonce en assurant, le 11 décembre, suite à l’intervention d’Emmanuel Macron, qu’il s’agira bien de 100 € nets supplémentaires par mois versés sur le SMIC. Cette augmentation n’est pas censée requérir une dépense supplémentaire pour l’employeur. Elle bénéficie à l’employé, sans être un malus pour l’employeur.

On serait alors en droit de crier à la générosité du gouvernement, assurer que les manifestations des Gilets jaunes ont été entendues haut et fort. Que nenni ! Gare à la désinformation ou du moins, à l’information superficielle ! Si nous nous arrêtons aux propos du locataire de l’Élysée, nous serions fort aises de penser que tous les smicards vont toucher 100 nets supplémentaires chaque mois. Loin de là. L’augmentation du SMIC de 100 euros n’est en fait qu’une augmentation de la prime d’activité ! Elle ne concerne donc pas tout le monde.

La prime d’activité : comment et pour qui ?

La prime d’activité favorise les employés dont les revenus sont légèrement supérieurs au salaire minimum. Cette prime permet en effet d’améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs modestes. Elle permet à ceux qui touchent une rémunération entre 0,5 et 1,2 fois le SMIC d’obtenir un complément de salaire. Elle vise également à inciter les chômeurs à retrouver un emploi.

La demande de la prime d’activité s’effectue auprès de la CAF. Les conditions d’éligibilité sont spécifiques pour chaque bénéficiaire. Il faudra en effet prendre en compte les éventuelles ressources et aides au sein des foyers. La demande de la prime d’activité ne se fait pas automatiquement selon vos revenus et votre situation. Il vous faudra faire une demande en ligne ou en présentiel auprès de la CAF.

S’ajoute à cela le fait que la mesure annoncée ne s’appliquera pas pour les salariés au SMIC dont le conjoint est beaucoup mieux rémunéré. Avec toutes ces conditions, l’augmentation du SMIC de 100 € net ne touchera pas tous les salariés au SMIC vous l’aurez compris. Seulement 55% d’entre eux y seront éligibles.

Par ailleurs, c’est une hausse de 90 € (et non de 100 €) qui aura bien lieu. Les 10 € restant sont compris dans la revalorisation annuelle de 1,8% (qui correspond à un montant net de 16 €).

Les autres mesures du gouvernement : qu’en est-il réellement ?

Les heures supplémentaires

Avant l’intervention des Gilets jaunes, le gouvernement pensait mettre en place la suppression des cotisations salariales et ce seulement à compter de septembre 2019. Suite aux manifestations des Gilets jaunes que l’on connaît, le gouvernement a jugé plus judicieux d’exonérer d’impôt les heures supplémentaires. Emmanuel Macron annonce que  » les heures supplémentaires seront versées sans impôt ni charge dès 2019″. Cette exonération se fera avec un plafond de 5 000 euros de revenus par an sera fixé. Au-delà la défiscalisation des heures supplémentaires n’aura pas lieu.

Macron incite d’ailleurs les employeurs à verser une prime de fin d’année à leurs employés lors de son intervention télévisée. Il assure en effet que « la prime de fin d’année n’aura ni impôt ni charge ».

L’annulation de la CSG repoussée

En ce qui concerne les retraités dont le revenu est inférieur à 2 000 euros par mois, la hausse de CSG sera annulée. C’est ce qu’annonce Emmanuel Macron le 10 décembre 2018. Ces 2 000 euros concernent cependant le revenu fiscal de référence. Il s’agit donc de l’ensemble des ressources du foyer fiscal, revenus fonciers compris.

Cette mesure qui devait être mise en place début 2019 va cependant être repoussée à juillet 2019 !

La nouvelle indigne les retraités qui devront encore subir cette charge jusqu’en juin. Dans les rangs des Gilets jaunes, la nouvelle n’étonne pas. Certains sont même dubitatifs:  l’annulation de la CSG pour les retraités modestes sera-t-elle repoussée indéfiniment ? Est-ce une fausse promesse pour calmer temporairement les Gilets jaunes ? Le doute plane chez les retraités et le mouvement insurgé.

Est-ce assez pour les Gilets jaunes ?

De toute évidence, les Gilets jaunes n’étaient pas convaincus par les mesures prises par Macron, comme nous avons pu le constater samedi dernier. Certains assurent même : « ce n’est pas ce que nous attendions du gouvernement ». Un dialogue de sourds semble s’être établi entre le peuple mécontent et le gouvernement.

Nous aurions cependant pu penser que les Gilets jaunes seraient moins insurgés, voire apaisés par les annonces de l’exécutif. Si l’annonce en a convaincu certains, ce n’est qu’une minorité. En effet, on a pu le constater en voyant « l’acte IV » de l’action des manifestants samedi dernier. L’action semblait moins importante mais cela était dû notamment à l’interdiction de manifester qui a été ordonnée aux Gilets jaunes. Les policiers n’ont cessé d’interpeller des manifestants, et parfois même des civiles, de simples passants venus constater de plus près les actions en cours.

Malgré les mesures prévues et l’annonce d’Emmanuel Macron, les Gilets jaunes campent toujours le long des routes. De toute évidence, les mesures du gouvernement sont loin de satisfaire et de répondre aux attentes du peuple.

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Gilets jaunes : les mesures de l’État pour sortir de la crise

gilets jaunes crise

Sortir de la crise, ou « l’état d’urgence économique et sociale » que traverse le pays depuis le 21 octobre dernier, c’est ce que souhaitait le locataire de l’Élysée en s’exprimant lors d’une allocution de 13 minutes lundi 10 décembre. Au rendez-vous de notre pays et de notre avenir, comme il l’a élégamment nommé, Emmanuel Macron a promis une « réponse rapide et forte » à ce qu’il a qualifié de « revendications légitimes », « colères sincères » tout en condamnant les violences. SMIC, prime d’activité, heures supplémentaires, CSG, ISF, voici ce qui s’est dit hier soir, et ce qui va changer.

Le SMIC rehaussé de 100 € nets par mois ?

Ce qu’il a dit :

« Le salaire d’un travailleur au SMIC augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur »

Ce que ça veut dire :

C’était l’une des annonces à l’origine de la crise. Pour comprendre cette réforme, il faut remonter avant la crise des gilets jaunes. La question de l’augmentation du SMIC a déjà été abordée, avec pour réponse une hausse de la prime d’activité (ex-RSA) étalonnée sur plusieurs années (jusqu’à la fin du quinquennat) :

  • une première hausse de 20 € en octobre 2018
  • 30 € en avril 2019,
  • 20 € en octobre 2020
  • 20 € en octobre 2021,

…soit 70 € d’ici à la fin du quinquennat. Ceci hors valorisation annuelle de 1,8% effectivement prévue (qui se traduit par une vingtaine d’euros nets de plus). Au final, on arrive donc bien aux 100 € escomptés, mais c’est une accélération du calendrier qui est ici annoncée, et non une augmentation ex nihilo du SMIC. Une mesure qui en effet ne coûtera pas un euro aux employeurs puisque la prime d’activité est un dispositif social, versé par la CAF.

Ce que ça change :

À court terme, c’est plutôt une bonne nouvelle. Il s’agit d’une amélioration du pouvoir d’achat pour les salariés concernés. Cela dit, la prime d’activité sortant de l’assiette des cotisations sociales, au moment du départ à la retraite, le salarié y perd. Le montant ne sera donc pas pris en compte pour calculer le niveau de sa pension.

Ce que ça coûte : à venir…

Les heures supplémentaires défiscalisées

Ce qu’il a dit :

« Les heures supplémentaires seront versées sans impôt ni charges dès 2019 »

Ce que ça veut dire :

Au départ, il était question de les « désocialiser » en 2019. Derrière cette expression quelque peu grossière se cache une volonté de les exclure des cotisations salariales. Finalement, il n’en sera rien. Dès le 1er janvier prochain, les heures supplémentaires connaîtront le même régime que pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2012 : défiscalisée à 100%.

Ce que ça change :

Au moment de calculer le revenu imposable des contribuables, l’administration fiscale va en exclure « les heures supp ». Ainsi, elles seront toujours payées, mais vous ne serez pas imposé(e) davantage parce que vous travaillez plus tard le soir.

Ce que ça coûte3,5 milliards d’euros en 2019.

Prime de fin d’année obligatoire

Ce qu’il a dit :

Je demanderais à tous les employeurs qui le peuvent de verser une prime de fin d’année à leurs employés. Et cette prime n’aura à acquitter ni impôts ni charges.

Ce que ça veut dire :

Peut-être pour appuyer sa vision d’une « France du mérite » (sic), Emmanuel Macron a confirmé ce lundi que « tous les employeurs qui le peuvent verseront une prime de fin d’année plafonnée à 1000 € à leurs salariés. C’est la « prime de Noël », dont le montant sort de l’assiette du calcul de l’impôt sur le revenu.

Ce que ça change

Pas grand chose, si ce n’est que cette prime exonérée d’impôts pour les salariés, et de charges sociales pour les employeurs, est reconduite.

Ce que ça coûte : un manque à gagner pour l’État, estimé entre 200 et 500 millions d’euros.

Pas de hausse pour la CSG

Ce qu’il a dit :

« L’effort qui leur [les retraités, ndlr] a été demandé était trop important et n’était pas juste. Pour ceux qui touchent moins de 2000 € par mois, nous annulerons en 2019 la hausse de CSG subie cette année ».

Ce que ça veut dire :

C’était sans doute l’une des réformes les plus attendues, mais on peine encore à y croire. D’autant plus que Bruno Le Maire avait annoncé, quelques heures à peine avant le passage d’Emmanuel Macron à la TV, que « le gouvernement ne touchera pas à la CSG des retraités ». Coup de théâtre : le Président confirme l’annulation de la hausse de la CSG pour les personnes seules qui gagnent moins de 2000 € par mois.

Ce que ça change :

En fait d’un seul, il y aura désormais trois taux de CSG différents :

  • le taux réduit à 3,8 %,
  • le taux plein à 8,3 %
  • et le nouveau taux intermédiaire à 6,6 %.

40% des retraités n’étaient pas concernés par la hausse de la CSG, avec la réforme, ce chiffre passe à 70%.

Ce que ça coûte :  1,5 milliard d’euros

Pas de retour à l’ISF

Ce qu’il a dit :

Pendant près de 40 ans, il a existé. Revenir en arrière nous affaiblirait […]. Le dirigeant d’une entreprise française doit payer ses impôts en France et les grandes entreprises qui y font du profit doivent y payer l’impôt.

Ce que ça veut dire :

Sans grande surprise, le retour à l’ISF tant réclamé par les gilets jaunes n’aura pas lieu. Au lieu de cela, Emmanuel Macron appelle à un renforcement de la lutte contre l’évasion fiscale. On notera l’allusion sous-jacente aux GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple), les mastodontes du numérique, mondialement connus pour leur capacité à fuir les obligations fiscales.

Ce que ça change

Pour les contribuables redevables de l’IFI, rien. Mais depuis 2018,  « l’impôt sur la fortune immobilière » ne porte plus que sur les avoirs immobiliers (le patrimoine) et non sur les placements mobiliers (les actions, dividendes, etc.).

Bâtir un «nouveau contrat pour la nation»

Pour conclure son discours, le Président a affirmé vouloir « mettre d’accord la nation avec elle-même ». Reste maintenant à savoir si ces réformes suffiront à calmer la crise et éviter l’acte V des Gilets Jaunes ce samedi 15 décembre.

Entrepreneurs : 5 frais bancaires que vous pouvez réduire

frais bancaires

1 Français sur 5 déclare envisager de créer sa propre entreprise ou se lancer à son compte d’après une étude récemment publiée par PwC. Mais parmi eux, seulement 7% se sont réellement lancés. Une aventure enrichissante et disruptive, mais qui implique de nombreuses charges et dépenses… et donc de soigner sa relation avec sa banque. À ce sujet, il est bon de rappeler que certains frais bancaires peuvent être négociés, voire supprimés… En voici 5.

1. Les frais de tenue de comptes

Aussi appelés “frais de gestion du compte”, ils couvrent les coûts de fonctionnement de chaque compte courant (informatique, humain, transformation digitale, services, etc). Ce sont notamment ces frais qui permettent aux banques d’effectuer les opérations les plus classiques, à savoir :

  • le relevé de compte,
  • l’envoi du solde de compte,
  • l’émission de chéquiers,
  • les virements.

Les banques procèdent au calcul des frais de gestion chaque trimestre, et les prélèvent directement à la source (sur le compte bancaire du détenteur). Selon l’activité bancaire des entreprises, ils oscillent entre 55 et 120 € par trimestre. Ce qui représente pas moins de 480 € par an pour les entrepreneurs les plus ponctionnés, pour la seule utilisation de leurs comptes… Si vous êtes dirigeant d’entreprise et que vos frais se situent dans la fourchette haute (au-dessus de 100 €), n’hésitez pas à négocier à la baisse ces frais de tenue de comptes !

NB : elles sont encore rares, mais certaines banques en ligne et bancassureurs dispensent leurs clients de payer des frais de tenue de compte.

2. Les commissions de carte bancaire

Avec le développement des plateformes en ligne, sites e-commerces et autres services dématérialisés, le paiement par carte bancaire est logiquement le moyen numéro 1 de faire ses achats. Pour faciliter les transactions, la plupart des prestataires de services proposent à leurs clients ce mode de paiement.

Avantageux pour les clients (notamment depuis l’apparition du sans contact), ce service est payant pour les professionnels qui acceptent les paiements en carte. Pour chaque paiement reçu par CB, le professionnel paye une commission à sa banque. Ces commissions sur les transactions par carte bancaire ont des taux qui varient entre 0,5 et 0,8 %. Il n’est pas rare qu’elles représentent le tiers des bénéfices notamment chez les petits commerçants. Négocier à la baisse ces commissions, même de 0,1 point vous permet d’améliorer sensiblement vos marges. Notamment si vos volumes de transactions bancaires sont importants. C’est notamment le cas si vous gérez un site de e-commerce ou une marketplace.

Sur ce point, il faut savoir que tous les outils de paiement en ligne ne facturent pas les transactions de la même façon. Selon les services, vous pouvez être prélevé :

  • au forfait,
  • sur le montant total des transactions,
  • à l’unité, avec un tarif fixe par transaction.

À vous de choisir le meilleur outil pour votre business. En tenant compte des tarifs, mais aussi de l’évolution de votre activité et des modes de consommations actuels.

3. L’autorisation de découvert

En accord avec votre banque, vous pouvez demander une autorisation de découvert. Ce service génère des frais proportionnels au montant du débit et au nombre de jours pendant lesquels le compte a été débiteur. Le taux appliqué est indiqué dans votre convention de compte. Avec une banque en réseau traditionnelle (BNP-Paribas, Le Crédit Lyonnais…), le taux d’intérêt annuel est compris entre 7% et 19%. Dans une banque en ligne, ce taux variera entre 8% et 13,5%. Mais ici encore, vous avez une certaine marge de manœuvre pour négocier ces frais de découvert (les agios) avec votre banque.

Pour commencer, en cas de découvert non autorisé, les taux d’intérêt pratiqués sont nettement plus élevés que pour les découverts autorisés, dans la limite du taux de l’usure fixé par la Banque de France.

Dans le cas d’un “petit découvert”, si vous présentez un historique bancaire presque irréprochable (avec peu ou pas d’incidents de paiement), vous pouvez demander à négocier voire supprimer ces frais. Ce sont les franchises d’agios. Même chose avec les frais d’arrêté de compte trimestriel et la commission d’intervention : il faut négocier à chaque fois avec votre banquier !

4. Les conditions de crédits

Tout emprunt contracté à la banque exige des garanties. Mais plutôt que d’apporter une caution solidaire sur la totalité de l’emprunt que vous contractez pour votre activité, demandez une caution simple sur un montant contractuellement déterminé. Ce faisant, vous limitez les montants de vos dettes et de vos engagements, et donc votre risque. En négociant ce type de garantie, vous faites d’une pierre deux coups : vous protégez votre patrimoine personnel, tout en respectant les conditions exigées par la banque.

En parlant de crédit, de nombreux emprunteurs potentiels ne savent pas qu’ils peuvent négocier les frais de dossier et les indemnités de remboursement anticipé.

5. Des packages

Et enfin, les packages : de nombreuses banques proposent des formules package “tout-en-un” qui comprennent un certain nombre de services. Parmi lesquels assurance (vol, perte, décès), autorisation de découvert, épargne automatique, service de gestion des comptes à distance, etc. Pour les banques, ces paniers garnis sont un excellent moyen de fidéliser leurs clients. Restez raisonnable et ne souscrivez qu’aux produits ou services dont vous avez réellement besoin. D’autant que dans certains cas, vous êtes protégé quoi qu’il arrive. En ce qui concerne l’assurance perte / vol de vos moyens de paiement (30€ par an en moyenne), sachez que la loi vous protège déjà en cas de perte ou de vol de votre carte bancaire. L’assurance n’est donc pas indispensable. En cas d’incident de ce type, vous n’aurez à payer que les 50€ de franchise.

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Pourquoi les « gilets jaunes » sont-ils en colère ?

Ce 1er Décembre 2018, tous les français avaient les yeux rivés sur leur poste de télévision ou leur smartphone. À la une, les images de l’actualité brûlante : la 3ème journée de mobilisation des Gilets jaunes. Dans les rues de Paris et de Lille, et un peu partout en France, de nombreux manifestants ont enfilé le gilet jaune pour protester. À Paris, ils venaient de tous les coins de l’hexagone pour faire connaître leurs convictions. Et ceux qui n’ont pas manifesté, ont encouragé cette action. Car oui, près des 3/4 des français se disent favorables au mouvement des Gilets jaunes ! 

L’actualité a fait le tour du monde. Certains touristes étaient interloqués, d’autres admiratifs. Une question reste cependant sur certaines lèvres : pourquoi les Gilets jaunes sont-ils en colère ? Les raisons de cette manifestation ne semblent pas être portées que sur un seul sujet de mécontentement.

Une manifestation de tous les âges et pour les générations futures

Dans les rangs des Gilets jaunes, les manifestants étaient de tous les âges. Du jeune étudiant au retraité, tous se sont déplacés pour mettre à bas les injustices sociales et un malaise général. En effet, il n’était pas rare de croiser des retraités, criant leur frustration aussi fort que les autres. Nombreux sont ceux qui ont témoigné avoir une retraite trop insuffisante et une vie difficile au crépuscule de leur vie. Les fins de mois s’avèrent de plus en plus difficiles et ce manque d’argent se fait encore plus ressentir à l’approche des fêtes de fin d’année. Lorsqu’il est dur de pouvoir soi-même se faire plaisir, comment faire plaisir à autrui ?

Cependant, s’il leur est dur de montrer leur affection de façon matérielle, c’est par le biais de cette manifestation que les Gilets jaunes ont décidé d’agir ! Ils entendent mener cette action pour le bien de leur famille. Cette marche est, en effet, vécue comme une véritable lutte pour les générations futures. C’est à l’avenir de leurs enfants et de leurs petits-enfants que la plupart pensent en s’insurgeant dans les rues. Les Gilets jaunes jugent que si la situation est dure aujourd’hui, elle le sera encore plus demain.

Et ce n’est pas seulement Paris qui crie sa détresse par le biais de ces Gilets jaunes, c’est la France toute entière, venue de tout l’hexagone. C’est une solidarité générale, pour toutes les tranches d’âges et surtout pour tous ceux qui souffrent.

Un malaise général

Qui dit réunion générale dit malaise général… C’est cet écho qu’on entend le plus venant des témoignages des Gilets jaunes. Ils ne sont pas seulement là pour eux, ni pour une seule cause, mais pour tout ce qui va mal en France.

Parmi les causes énumérées : le prix du carburant, jugé trop élevé. D’autres, ne peuvent pas se payer le privilège d’avoir un moyen de locomotion personnel. C’est en comptant leurs économies  au jour le jour et en épuisant leurs maigres revenus que la plupart des français survivent. Une impression d’emprisonnement émane de cette foule en colère. Ils se battent pour eux, et ceux qui ne peuvent pas sortir de leur situation, enchaînant les journées de labeur et de misère.

Car oui, il est dur de boucler les fins de mois. La paie de la ménagère ne suffit pas à vivre confortablement, et encore moins à tenir tout le mois ! La faim tiraille de nombreux foyers français, plus qu’on ne le pense. Aucun excès ou même écart ne peut être fait. Une fois encore, à l’approche de Noël, bon nombre de citoyens savent qu’ils ne pourront même pas songer à acheter des cadeaux à leurs proches. Même ceux qui disposent au moins du SMIC ont du mal à s’en sortir. Le SMIC n’est même  pas suffisant pour avoir une vie décente à l’aube de 2019, où les prix sont en constante augmentation.  C’est donc une souffrance latente des foyers français que les Gilets jaunes scandent haut et fort.

« Gilets jaunes » : une mosaïque de participants

Ce ne sont d’ailleurs pas que les salariés que l’on retrouve dans les rangs des manifestants. De nombreux patrons hissent également l’étendard contre ce quotidien pénible. Dans un milieu où règne la compétition sur les marchés, il leur est impossible d’augmenter leurs employés. Ce n’est pourtant pas l’envie qui manque. Cependant, entre devoir fermer boutique et ne pas augmenter leurs employés, la décision est vite prise ! Pas le temps de se heurter à un dilemme cornélien lorsque l’on voit les chiffres du chômage en France. Et là encore, on s’indigne dans les rangs des Gilets jaunes : ceux qui ont un salaire ne s’en sortent pas, et ceux qui n’en n’ont pas encore moins…

Si les Gilets jaunes ont décidé de cibler les quartiers riches de Paris, ce n’est pas un hasard. Un sentiment de valorisation des riches et d’appauvrissement du reste du peuple se fait ressentir. Beaucoup évoquent les mendiants et sans abris qu’on ne peut même plus dénombrer dans les rues ou le métro de la capitale, notamment.

Des taxes trop importantes

Issus des milieux défavorisés, de la classe moyenne comme de classes plus aisées : les taxes sont le fléau français.

« En France, on paie trop d’impôts » : une phrase qui est sur toutes les lèvres. Une autre augmentation et un autre constat qui fait crisser des dents. Les français paient des impôts trop chers et en trop grand nombre. Les citoyens avec de petits comme de gros salaires s’en tirent les cheveux. Le problème est unanime : les français sont étouffés par les taxes.

Le prélèvement à la source, grand changement fiscal de 2019 est vu comme une source d’appauvrissement supplémentaire… Les français se sentent trop taxés et trop appauvris, et en 2019, ce sera au mois par mois que cette taxe se fera ressentir. Des taxes, trop de taxes : ce n’est pas pour rien que la France a été couronnée reine des taxes d’Europe ! Dans cet océan de taxes et d’administratif, TacoTax vous aide à réduire vos impôts.

Pourquoi user de violence ?

Une indignation sous-jacente règne pourtant après cette troisième marche.  En effet, de nombreux actes de vandalisme ont eu lieu samedi dernier. La capitale a été la plus touchée, de la Place de l’Étoile en passant par les Tuileries ou encore rue de Rivoli, les dégradations ont été nombreuses.

Mais comme certains le savent déjà, et comme dans toutes les manifestations, les casseurs et les gens mal intentionnés se glissent au sein des causes véritables. Il n’a pas été rare de voir certains Gilets jaunes aider à réparer ce que d’autres « gilets jaunes » anarchistes ont pu casser.

On compte un bon nombre de voitures calcinées sur les avenues qui mènent à l’Étoile, des magasins pillés et vandalisés. Les Gilets jaunes, eux, ne revendiquent en rien ces actes et certains s’en indignent même devant les caméras des journalistes. D’autres, voient ça comme la seule solution face à un gouvernement qui fait la sourde oreille.

Impôts : la France (encore) au sommet de l’Europe

France championne des impots

Une fois n’est pas coutume, en 2017, notre beau pays a une fois de plus décroché le titre de champion d’Europe des impôts, selon les données publiées par l’Eurostat. Elle a même déclassé le Danemark, jusque-là n°1 incontesté. Un titre de champion peu enviable, qu’elle doit notamment au poids des cotisations sociales. Comment expliquer que la taxation en France soit si élevée ? Et surtout, comment y remédier ?

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La France, championne européenne des impôts

C’est ce qu’on appelle un mauvais timing. Alors que gronde la colère des « gilets jaunes » depuis plusieurs semaines, un rapport du député d’En Marche Giraud, publié par Les Échos, dévoile une nouvelle pour le moins déconcertante : les impôts, taxes et cotisations sociales payés par les Français ont franchi la barre des 1 000 milliards d’euros pour atteindre 1 038 milliards en 2017.

Toujours selon Eurostat, ces recettes ont représenté 48,4 % du PIB en 2017 en France. À titre de comparaison, la moyenne européenne est de 40,2 %. Même la Belgique et le Danemark, qui occupent respectivement la 2e et 3e place du classement, ne montent pas aussi haut. Alors que ces pays sont justement connus pour leur forte pression fiscale.

La France serait donc le pays d’Europe où l’on paye le plus d’impôts. Un titre qui ne date pas d’hier puisque cela va faire la 3e année de suite qu’elle le remporte. Il faut que reconnaître que dans l’Hexagone, les taxes ne manquent pas. 4 d’entre elles constituent les principales recettes de l’État d’après l’INSEE, il s’agit de :

  • la TVA : 50,6 %
  • l’impôt sur le revenu : 18,9 %
  • l’impôt sur les sociétés (IS) : 14,7%
  • d’autres taxes, dont la Taxe Intérieure sur la Consommation des Produits Énergétiques (TIPCE) contre laquelle protestent les gilets jaunes) : 15,7%

La France face au reste de l’Europe

Depuis 2015, la France est en tête du classement. Quid des autres pays ? Sans grande surprise, la France a vu le poids des prélèvements obligatoires augmenter : + 0,7 point en 2017. Une majoration qui lui vaut la 5e place au classement des pays européens qui ont le plus alourdi leur fiscalité derrière Chypre, le Luxembourg, la Slovaquie et Malte.

En matière de recettes fiscales, la Belgique et le Danemark complètent le podium. Vient ensuite l’Italie (42,4% de la richesse nationale), l’Allemagne (40,5%), le Royaume-Uni (35,4%) et enfin l’Espagne (34,5%).

Et qui sont les bons élèves de l’Europe ? C’est en Irlande que les impôts et cotisations sociales sont les moins élevés avec seulement 23,5 % du PIB. Viennent ensuite la Roumanie (25,8%) et la Bulgarie (29,5%).

Lire aussi :

Le poids écrasant des cotisations sociales

Les Français paient-ils trop d’impôts ? Oui, disent les gilets jaunes. Non, répond l’exécutif. Ironie du sort, ce ne sont pas impôts per se qui contribuent le plus à faire de la France le Pelé européen de la fiscalité. Au risque de surprendre, l’impôt sur le revenu des particuliers pèse moins lourd en France que dans le reste du continent en moyenne. Ce qui va pencher (voire faire s’effondrer) la balance, ce sont les cotisations sociales. Elles représentent 18,8 % du PIB (contre 13,3% en moyenne en Europe).

Pour rappel, il s’agit du fameux « pognon de dingue » dont le locataire de l’Élysée dénonçait le coût soi-disant exorbitant en juin dernier. Officiellement, il s’agit de :

  • contributions sociales : CSG et CRDS
  • cotisations de sécurité sociale : assurance vieillesse de base (plafonnée et déplafonnée)
  • assurance chômage
  • cotisations de retraite complémentaire : ARRCO, AGIRC et ARRCO, AGFF, APEC CET.

L’effet boule de neige

Une nouvelle qui tombe mal, à quelques mois du passage au prélèvement à la source, et alors que la baisse annoncée de la taxe d’habitation n’a pas eu les effets escomptés.

En effet, si c’est bel et bien la hausse du prix du carburant qui a mis le feu aux poudres et est à l’origine des manifestations de ces dernières semaines, ce n’est pas la seule raison. L’annonce de l’augmentation de l’essence et du diesel pour 2019 n’a fait que s’ajouter à une liste déjà longue, causant un trop-plein fiscal.

Entre la hausse de la CSG, celles des taxes sur les cigarettes, la taxe carbone, la taxe sur les véhicules les plus polluants et le recentrage de l’ISF (ou IFI, comme il faut dire maintenant), le retour de l’inflation, 2018 n’aura pas vraiment été « une année fiscale blanche« .

Vers des réductions d’impôts pour 2019 ?

« Être né sous le signe de l’Hexagone, c’est pas c’qu’on fait de mieux en ce moment » chantait Renaud en 1975. Plus de 40 ans après, c’est toujours d’actualité, fiscalement parlant. En 1960, la part des dépenses accordée aux charges courantes (loyers, factures, etc.) d’un ménage s’élevait à 12%. En 2017, elle a presque triplé : 30%. Idem pour les dépenses liées aux transports, qui sont passées de 3% à 14%.

Pour de nombreux ménages, réduire ses impôts est donc une priorité capitale. Si des mesures en faveur de l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages ont été prises, elles ne vont visiblement pas assez vite à leur goût. Pour pallier la « crise du consentement à l’impôt » comme il la nomme, Emmanuel Macron affirmé mardi 27/11 réfléchir à une accélération des baisses d’impôts.

Pour rappel, sa promesse initiale était de ramener le taux de prélèvements obligatoires de 45,3 % du PIB en 2017 à 44,5 % du PIB en 2022. Moyennant un effort sur les dépenses publiques.

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Taxe sur les carburants : le trop-plein fiscal

taxe sur les carburants

C’est la goutte d’essence qui a fait déborder le réservoir. Voilà déjà quelques semaines que, sur les ronds-points, les rocades et les Champs-Élysées, les « gilets jaunes » crient leur colère et leur désarroi. En cause : l’annonce de la hausse de la taxe sur les carburants. La France des « fins de mois difficiles », comme on la surnomme, hétérogène et contrastée, se rassemble autour d’un slogan unique : trop de taxes, trop d’impôts. Une situation éruptive, face à laquelle l’exécutif a été sommé de réagir. 

Taxe sur les carburants : la hausse de trop ?

Visiblement, le tumulte qui secoue le pays depuis plusieurs semaines n’a pas suffi. Le Premier ministre Édouard Philippe a confirmé mercredi la hausse de la taxe sur le carburant au 1er janvier. Une pilule difficile à avaler. D’autant que les Français n’en sont pas à leur premier « coup dur » fiscal cette année. Il y a d’abord eu, dans l’ordre, :

  • L’annonce du passage au prélèvement à la source, confirmée, révoquée puis de nouveau confirmée. Un système déjà en place dans de nombreux pays étrangers, et presque partout en Europe. Fer de lance du gouvernement, ce nouveau mode de recouvrement de l‘impôt sur le revenu a fait couler beaucoup d’encre. Plus flexible, permet un ajustement du taux d’imposition sur simple demande du contribuable. En contrepartie il va immanquablement se traduire par une baisse des salaires nets mensuels avec la mensualisation généralisée.
  • La hausse de la CSG : +1,7 point pour les salariés, les fonctionnaires, les indépendants et certains retraités.
  • La baisse annoncée de la taxe d’habitation qui devait concerner 80% des ménages. Or, au moment de recevoir leur avis de taxe d’habitation cet automne, beaucoup ont pu découvrir une taxe encore très élevée, alors que leur revenu fiscal de référence (RFR) aurait dû les en exonérer. La raison ? Elles sont deux :
    1. la taxe d’habitation est calculée sur la base de la valeur locative cadastrale des logements, et rehaussée pour tenir compte de l’inflation
    2. Les hausses de taux d’imposition ou les diminutions d’abattements votées par les collectivités chaque année.

Pourquoi la taxe sur les carburants augmente-t-elle ?

Une série de réformes pesantes pour les budgets déjà bien creusés des ménages, qui a contribué à alimenter un « ras-le-bol » fiscal déjà très ancré chez certains. Et qui conduit au mouvement des « gilets jaunes« , lesquels protestent énergiquement depuis plus de 10 jours contre les prix déjà élevés de l’essence et du diesel. Pourtant, c’est officiel : le projet de loi de finances pour 2019 prévoit ainsi une hausse de la fiscalité de ces carburants. Mais pourquoi, au juste ?

Pour rappel, les prix à la pompe de l’essence et du gazole sont déterminés en fonction :

  • du coût du pétrole brut,
  • des coûts de production et de distribution du carburant ( transport et stockage, exploitation et fonctionnement des stations-service, amélioration du carburant…)
  • des taxes spécifiques : Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Énergétiques (TICPE), TVA, Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP)

La hausse de la taxe sur les carburants viendrait donc compenser la possible envolée des prix du pétrole. Une certitude, la hausse prévue le 1er janvier 2019  aura bien lieu. Elle s’élève à :

  • +6,5 centimes sur le gazole
  • +2,9 centimes sur l’essence

C’est cette envolée des prix déjà élevés qui a provoqué l’ire des gilets jaunes, à qui le locataire de l’Élysée s’est adressé, lors d’une déclaration officielle d’une heure, en affirmant que :

« La fiscalité sur les carburants allait s’adapter aux fluctuations des prix afin d’en limiter l’impact pour les Français qui utilisent beaucoup leur voiture »

Des paroles qui n’ont visiblement pas convaincu les esprits puisque les gilets jaunes ont appelé à manifester de nouveau dans les prochains jours.

Payer plus pour conduire moins…

Autre raison amorcée : la transition écologique. En augmentant la taxe sur les carburants, le gouvernement veut inciter les conducteurs à consommer moins, et à privilégier les modes de transport alternatifs. Une politique énergétique louable, mais qui contraint, une fois de plus, les moins aisés à se serrer la ceinture. Il s’agit surtout des personnes résidant en banlieue, qui se rendent en voiture au travail.

Que va t-il se passer à partir de 2019 ?

Jusqu’à présent : un ajustement automatique

Pour comprendre ce qui va changer, il faut déjà comprendre comment ça marche actuellement. Avec le système en place actuellement, le prix des taxes est évolutif. Elles évoluent à la hausse ou à la baisse avec le prix brut de l’essence. Or, ce prix est augmentation : de 1,28 €  en 2017 (soit 76 centimes de taxes), le litre de gazole est passé à 1,46 € en 2018 (85 centimes de taxes).

Si le prix au litre a évolué, la part des taxes est restée la même : 59% du prix.

Deux grosses taxes pèsent sur les prix des carburants :

  • la TVA (20 % du prix au litre)
  • la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TIPCE), qui n’est pas liée au cours de l’essence mais à la région et au type de carburant. Selon ces facteurs, elle peut varier de 50 centimes à 69 centimes le litre.

2019 : la taxe flottante 2.0

L’expression remonte au début des années 2000, marquées par un envol des prix de l’essence à la pompe. Une inflation qui avait causé la colère des automobilistes et forcé l’exécutif à prendre des mesures. Le gouvernement Jospin avait instauré un dispositif de taxe flottante en 2000. Le concept ? Quand les cours enregistraient une variation de plus de 10% en six mois, la  taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers (TIPP, l’actuelle TIPCE) était automatiquement ajustée. Idem pour la TVA.

Résultat des courses : 1,3 milliard d’€ de coût pour l’État, une baisse plafonnée à 2,2 centimes par litre. Trop coûteuse et pas assez rentable donc, elle a été supprimée en 2002.

Ce système ressemble assez à celui qu’Emmanuel Macron cherche à instaurer. Au lieu de « taxe flottante », le Président parle lui de dispositif « « anti-pic ». L’idée n’est pas d’encadrer les prix mais les taxes. Et ainsi  de limiter les retombées des hausses du prix du baril sur les consommateurs.

Première constatation ; avec cette réforme, les taxes sur les carburants pourraient être revues tous les trimestres, sur demande du gouvernement, en cas de flambée du cours. Un remaniement déstabilisant pour les consommateurs, qui devraient ajuster leur budget en conséquence.

Deuxièmement, la TVA ayant un taux fixe, c’est donc sur la TIPCE que vont  porter ces ajustements. Or, avec plus de 30 milliards d’euros de rentrées prévues en 2018, cette taxe arrive en 4e place du classement des recettes fiscales de l’État. Le top 3 étant respectivement occupé par :

  1. la TVA
  2. l’impôt sur les sociétés (IS)
  3. l’impôt sur le revenu

Vers une baisse d’impôts pour 2019 ?

Que ça plaise ou non, la taxe sur les carburants est une réforme que le gouvernement entend « assumer« . Mais face à la colère des manifestants, il a promis de faire en sorte que les choses s’accélèrent en ce qui concerne les baisses d’impôts, promesse majeure du quinquennat. Affaire à suivre donc.

MAJ 04/12/18

Ce mardi 4 décembre, , l’exécutif va annoncer un moratoire de six mois sur la hausse de la taxe des carburants prévue le 1er janvier 2019.

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